EMI de Anita M

DESCRIPTION DE L’EXPERIENCE : 

J’avais le cancer (lymphome de Hodgkin), un matin, je n’ai pas pu bouger. Mon mari m’a emmenée d’urgence à l’hôpital, où, après avoir passé un scanner, on a diagnostiqué un lymphome de niveau 4B (le plus grave). L’oncologue en chef à consulté mon dossier, elle a dit à mon mari qu’il était trop tard, que mes organes étaient en train de cesser de fonctionner, qu’il ne me restait que 36 heures à vivre. Toutefois, un oncologue a dit qu’il allait faire tout ce qu’il pourrait, mais il a préparé mon mari en lui annonçant que je n’allais probablement pas m’en sortir, en effet, mes organes ne fonctionnaient plus. On m’a mise sous perfusion de chimiothérapie et sous oxygène, puis on a commencé à pratiquer des examens, en particulier sur mes fonctions organiques, afin de pouvoir déterminer les traitements à utiliser.

Pendant ce temps, je dérivais entre pertes et reprises de connaissance, je pouvais réellement sentir que mon esprit quittait mon corps. J’ai vu et entendu les conversations entre mon mari et les médecins, elles avaient lieu à l’extérieur de ma chambre, à une douzaine de mètres dans le couloir. J’ai plus tard été en mesure de vérifier cette conversation auprès de mon mari, ce qui lui a occasionné un choc. Je suis ensuite vraiment « passée de l’autre côté » vers une autre dimension, j’y ai été absorbée dans un sentiment d’amour total. J’ai de plus extrêmement clairement ressenti la raison pour laquelle j’avais le cancer, pourquoi, en premier lieu, j’étais venue dans cette vie, quel rôle chaque membre de ma famille jouait dans ma vie, dans le grand plan des évènements et, plus généralement, comment fonctionne la vie. La clarté et la compréhension que j’ai atteintes dans cet état sont pratiquement indescriptibles. Les mots semblent réduire le vécu – J’étais dans un endroit où je comprenais qu’il existe bien autre chose que ce que nous sommes capables de concevoir dans notre monde tridimensionnel. J’ai réalisé à quel point la vie est un cadeau, que j’étais environnée d’êtres spirituels aimants, toujours proches de moi alors que je l’ignorais.

La quantité d’amour que je ressentais était écrasante, dans cette optique, je savais à quel point je suis puissante, j’ai vu les capacités stupéfiantes que nous, les humains, possédons au cours d’une vie physique. J’ai découvert que mon dessein allait maintenant être de vivre le « paradis sur terre », en utilisant cette nouvelle compréhension, j’allais également partager ce savoir avec d’autres personnes. J’avais toutefois le choix entre retourner à la vie ou aller vers la mort. On m’a fait comprendre que ce n’était pas mon heure, mais j’avais quand même le choix, si je choisissais la mort, je n’allais pas vivre les nombreux cadeaux que le reste de ma vie avait encore en réserve. L’une des choses que je désirais savoir était si j’allais devoir retourner dans ce corps malade, en effet, il était très, très atteint et les organes avaient cessé de fonctionner. On m’a alors fait comprendre que si je choisissais la vie, mon corps allait guérir très rapidement. J’allais voir la différence non pas sur plusieurs mois ou semaines, mais sur quelques jours !

On m’a montré comment les maladies démarrent à un niveau énergétique avant de devenir physiques. Si je choisissais d’aller vers la vie, le cancer allait disparaître de mon énergie et mon corps physique allait récupérer très rapidement. J’ai ensuite compris que lorsque les personnes ont des traitements médicaux pour les maladies, ceux-ci éliminent la maladie du corps uniquement, mais pas de l’énergie, donc la maladie revient. J’ai réalisé que si je revenais, ce serait avec une énergie très saine. Ensuite le corps physique allait très rapidement et définitivement se mettre au niveau de l’état énergétique. On m’a fait savoir que ceci est valable pour tout, pas seulement pour la maladie – l’état physique, l’état psychologique, etc.. On m’a « montré » que tout ce qui se passe dans nos vies dépend de cette énergie qui nous environne, créée par nous. Rien n’est immuable, nous créons notre environnement, notre état, etc. en fonction de l’état de cette « énergie ». La clarté qui m’a été accordée par rapport à ce que nous obtenons, à ce que nous faisons, était phénoménale ! Tout dépend de notre niveau énergétique. On m’a fait sentir que j’allais voir des « preuves » de première main si je retournais dans mon corps.

Je sais que j’ai dérivé entre les deux mondes, entrant et sortant, mais chaque fois que je me retrouvais dans « l’au-delà », on me montrait de plus en plus de scènes, dont une qui dévoilait comment ma vie avait touché toutes les personnes qui en faisaient partie. C’était un peu comme une tapisserie montrant comment j’avais influencé la vie de tous les gens autour de moi. Il y en a eu une autre qui représentait mon frère dans un avion, il avait entendu la nouvelle de mon agonie et venait me rendre visite (pour moi cela s’est avéré, car lorsque j’ai commencé à reprendre connaissance, mon frère était là, il venait d’arriver par avion). J’ignore comment,  j’ai ensuite eu un aperçu de mon frère et de moi, j’ai compris, semble-t-il, qu’il s’agissait d’une vie antérieure, j’étais alors beaucoup plus âgée que lui, comme une mère pour lui (dans cette vie-ci, il est plus âgé que moi). J’ai vu que dans cette vie-ci j’étais très protectrice à son égard. J’ai tout à coup pris conscience qu’il était dans l’avion pour venir me voir, j’ai eu le sentiment : « je ne peux pas lui faire ça ! Je ne peux pas le laisse venir et me voir morte. ». J’ai ensuite vu comment le dessein de mon mari était lié au mien, comment nous avions décidé de venir vivre cette vie ensemble. Si je partais, il allait probablement suivre peu après.

On m’a fait comprendre qu’étant donné que des prélèvements avaient été effectués pour mes fonctions organiques (et les résultats n’étaient pas encore connus), si je choisissais la vie, les résultats allaient montrer que mes organes fonctionnaient normalement. Si je choisissais la mort, les résultats allaient montrer, comme cause de la mort, une défaillance des organes due au cancer. Par mon choix, j’étais en mesure de changer le résultat des examens !

J’ai pris ma décision. Alors que je commençais à me réveiller (dans un état très confus car, à ce moment là, j’étais incapable de dire de quel côté du voile je me trouvais), les médecins se sont précipités dans la chambre, arborant un grand sourire ils ont annoncé à ma famille : « Bonne nouvelle, nous avons les résultats et ses organes fonctionnent, on n’arrive pas à y croire !! Son corps paraissait vraiment avoir cessé de fonctionner ! »

Puis j’ai commencé à me rétablir rapidement ; Les médecins ont attendu que je me stabilise avant de faire une biopsie de ganglion afin de déterminer le type des cellules cancéreuses, ils n’ont même pas pu trouver un ganglion suffisamment gros pour indiquer un cancer (à mon entrée à l’hôpital, mon corps était plein de ganglions enflés). Ils ont fait une biopsie de moelle osseuse, également pour trouver l’activité cancéreuse, afin de pouvoir adapter la chimiothérapie à la maladie, il n’y en avait aucune dans la moelle osseuse. Les médecins nageaient en pleine confusion, ils ont cependant attribué les résultats à ma réaction subite à la chimiothérapie. Comme ils étaient eux-mêmes incapables de comprendre ce qui se passait, ils m’ont fait subir examen après examen, j’ai triomphé de tous avec panache, éliminer chaque examen me renforçait encore plus ! On m’a fait passer un scanner sur la totalité du corps, comme on ne trouvait rien, on a demandé au radiologue de recommencer !!!!

A cause de mon expérience, je dis maintenant à tout le monde que je sais que les miracles sont possibles dans la vie de tous les jours. Après ce que j’ai vu, je me rends compte qu’absolument tout est possible, que nous ne sommes pas venus ici pour souffrir. La vie est censée être magnifique et nous sommes très, très aimés. Ma façon de voir la vie a drastiquement changé, je suis tellement heureuse que l’on m’ait accordé une seconde chance de vivre le « paradis sur terre ».

Ce type d’expérience était-il difficile à exprimer avec des mots ? Oui

L’expérience était bien autre chose que ce que les mots peuvent exprimer. La mettre en mots la réduit et la limite. Ce que j’ai vu, perçu et ressenti, la clarté que j’ai ressentie par rapport à la vie représentait bien plus que tout ce que nous sommes en mesure de concevoir, les mots n’ont en fait pas été créés pour décrire cela.

Au moment de l’expérience y avait-il une situation menaçant votre vie ? Incertaine.

Je mourrais du cancer, les médecins ont dit qu’il ne me restait que 36 heures à vivre. C’est à ce moment que j’ai commencé à dériver entre une autre dimension et celle-ci.

A quel moment de l’expérience étiez-vous au niveau de conscience et de lucidité le plus élevé ? Probablement au moment où on m’a donné le choix de repartir.

Comparez votre niveau d’état conscience et de lucidité maximum pendant l’expérience et votre état de conscience et lucidité habituel de tous les jours? Plus consciente et lucide que d’habitude.

Si votre niveau d’état de conscience et de lucidité maximum pendant l’expérience était différent de votre état de conscience et de lucidité de tous les jours, veuillez l’expliquer : Je perdais et reprenais connaissance, j’avais donc conscience des deux « côtés ». J’avais également connaissance des conversations ayant lieu hors de la chambre, hors de portée de mon audition.

Votre vue était-elle différente d’une manière quelconque de votre vue de tous les jours (sous tous les aspects tels que clarté, champ de vision, couleurs, luminosité, degré profond de perception de la massivité/transparence des objets, etc.)? Oui, j’avais conscience de toujours me trouver dans la chambre, même si pour les autres mes yeux étaient fermés et que je n’étais pas éveillée, j’étais quand même en mesure de « voir » tout le monde dans la chambre et, dans le même temps, faire l’expérience de l’autre dimension, comme si elle existait simultanément.

Votre audition différait-elle de manière quelconque de votre audition normale (sous tous les aspects tels que clarté, capacité à identifier la source sonore, hauteur, force, etc.)? Oui, je pouvais entendre ce qui était dit en dehors de la chambre par les médecins et ma famille, tout à fait hors de portée de mon audition.

Avez-vous vécu une séparation de votre conscience et de votre corps? Incertaine

Quelles émotions ressentiez-vous pendant l’expérience? J’ai ressenti un amour immense, plus grand que quoi que ce soit que j’aie vécu sur terre. Je me sentais très aimée, comme si ce que j’avais fait n’importait pas, j’étais aimée quand même. Je n’avais rien à faire pour le mériter, je n’avais pas à faire mes preuves.

Etes-vous passé(e) dans ou avez-vous traversé un tunnel ou un espace fermé ? Non

Avez-vous vu une lumière? Non

Avez-vous rencontré ou vu d’autres êtres? Oui. J’étais environnée de nombreux êtres, dont mon père et ma meilleure amie tous les deux décédés. Je n’ai pas reconnu les autres, mais je savais qu’ils m’aimaient énormément et qu’ils me protégeaient. Je me suis rendu compte qu’ils étaient là tout le temps, même lorsque je n’en avais pas conscience.

Avez-vous revu des évènements passés de votre vie ? Non

Avez-vous observé ou entendu, pendant votre expérience, quoi que ce soit, concernant des personnes ou des évènements et qui a pu être vérifié par la suite ? Oui. J’ai vu et entendu une conversation entre mon médecin et mon mari, elle a eu lieu à l’extérieur de ma chambre, au bout d’un couloir. J’ai vu mon frère qui venait me voir en avion. Les deux sont avérés, y compris la conversation entre mon médecin et mon mari, que j’ai répétée mot pour mot.

Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions admirables ou particuliers ? Non

Avez-vous ressenti une modification de l’espace ou du temps ? Oui. J’ai eu le sentiment d’être dans l’autre dimension beaucoup plus longtemps que cela n’a duré en réalité. La quantité de choses que j’ai vues et apprises aurait dû prendre beaucoup plus de temps dans cette dimension-ci. De plus, avec les examens médicaux qui ont été effectués, même s’ils étaient déjà faits, les résultats dépendaient de ma décision de revenir à la vie ou non. Cela a vraiment changé ma conception du temps !!

Avez-vous eu le sentiment d’avoir accès à une connaissance particulière, à un sens et / ou à un ordre de l’univers ? Oui. La netteté était stupéfiante ! J’ai compris pourquoi j’avais eu le cancer, comment les gens contractent des troubles, que la vie est un cadeau mais que nous ne nous en rendons pas compte. J’ai compris que nous sommes très, très aimés, quelle que soit la situation. Nous n’avons pas besoin de faire quoi que ce soit pour faire nos preuves face à Dieu, il n’y a ni « paradis » ni « enfer ». Je me suis rendu compte que nous créons notre propre paradis ou enfer ici sur la terre, j’ai appris les ingrédients principaux pour créer mon propre paradis sur terre !

Avez-vous atteint une limite ou une structure physique de délimitation ? Oui. J’ai atteint le point où j’ai senti que je devais décider de retourner à la vie ou de continuer dans la mort. Ma meilleure amie était là (elle est morte du cancer 2 ans auparavant), elle m’a dit que j’étais allée aussi loin que possible, si je continuais, je n’allais pas pouvoir repartir : « Tu es arrivée à la limite. Tu ne peux pas aller plus loin. » a-t-elle dit. « Maintenant repars et vis pleinement ta vie sans crainte. ».

Avez-vous pris connaissance d’évènements à venir ? Oui. Je savais que mon corps allait guérir très rapidement, c’est ce qui s’est passé. Je savais que tous les examens allaient comporter des résultats phénoménaux, ce fut le cas. On n’a trouvé aucune trace de maladie dans mes scanners, mes biopsies, etc.. Mes organes fonctionnent normalement, mon appétit est revenu, on m’avait fait savoir que tout cela allait se produire. 6 mois seulement se sont écoulés depuis mon EMI, je suis toujours en attente des autres dons qui m’ont été montrés. Toutefois, je vois que ma vie s’oriente dans une direction où tout cela est très plausible. Une des choses que j’ai vues, c’est qu’une très longue vie m’attend !

Suite à votre expérience, avez-vous eu des dons spéciaux, paranormaux, de voyance ou autre, que vous n’aviez pas avant l’expérience ? Oui. J’ai beaucoup plus d’intuition depuis l’expérience. Lorsque je suis seule, je suis souvent consciente d’être environnée par des êtres (les mêmes que ceux que j’ai sentis lorsque je suis passée de l’autre côté), d’être très, très aimé, le même sentiment éprouvé lors de l’EMI.

Avez vous raconté cette expérience à d’autres personnes ? Oui. Dans les jours qui ont suivi, dès que j’ai été en état de parler, j’ai commencé à la raconter aux membres proches de ma famille, mon mari, mon frère (que j’avais vu dans l’avion), ma mère. Nous étions tous très émus et en larmes. Mon récit des évènements leur a occasionné un choc à tous, ainsi que les résultats des examens, dont je savais qu’ils seraient normaux parce que j’avais choisi de revenir, les conversations que j’avais « entendues ». Ils ont ensuite vu la rapidité de mon rétablissement, le choc pour les médecins qui ne parvenaient plus a trouver de trace du cancer, cela a changé toute ma famille. Je l’ai aussi raconté à ma meilleure amie qui était à mes côtés pendant cette expérience, cela a également changé sa vie. Mes rencontres après que je sois sortie de l’hôpital ont changé de nombreuses personnes, car la dernière fois qu’elles m’avaient vue ou avaient entendu parler de moi, j’étais sur mon lit de mort ! J’avais paru très, très malade, à l’époque je ne pouvais ni marcher ni respirer correctement. Puis, à ma sortie, j’avais l’air parfaitement saine et normale. La première fois que j’ai rencontré un groupe de personnes qui s’étaient rassemblées pour ma sortie de l’hôpital, toutes sont restées bouche bée. Elles me regardaient comme si elles avaient vu un fantôme. Elles n’arrivaient pas à croire que je me sois rétablie aussi vite, toutes pensaient que j’allais mourir ! Puis j’ai raconté mon expérience à toutes ces personnes dans la pièce, toutes m’ont crue parce qu’elles avaient vu « l’avant » et « l’après ». Certaines d’entre elles m’ont dit que cela avait changé leur vie.

Connaissiez-vous les expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ? Oui. J’avais lu sur le sujet mais jamais je ne m’étais attendue à en vivre une. Mon EMI m’a semblée complètement différente de tout ce que j’avais lu, en effet, il n’y a pas eu de lumière, de tunnel, de figure religieuse, je n’ai pas vu toute ma vie défiler en un éclair. Tandis que je la vivais, je ne pensais absolument pas que c’était une EMI ou une expérience hors du corps. Sur le moment cela paraissait tout à fait normal. Ce n’est que plus tard que je me suis rendu compte que j’avais glissé dans une autre dimension.

Comment considériez-vous la réalité de votre expérience peu après qu’elle ait eu lieu (quelques jours ou semaines) : l’expérience était tout à fait réelle. Je savais que c’était réel parce que rien d’autre n’aurait pu expliquer la façon miraculeuse dont mon cancer a tout simplement disparu de mon corps !!! (Je possède les scanners et les examens médicaux pour le prouver !) Il en est de même avec le changement que j’ai éprouvé en recevant le pouvoir et la compréhension, rien d’autre ne pourrait expliquer la mutation que j’ai ressentie dans ma propre manière de penser !

Y a-t-il eu une ou plusieurs parties de l’expérience particulièrement significative(s) ou avec une valeur spéciale pour vous ? L’ensemble était très puissant, je ne peux imaginer un événement qui me donne plus de pouvoir. Toutefois, deux choses m’ont principalement touchées, l’une a été la capacité de changer le résultat des examens. Cela m’a fait réaliser que rien n’est solide (ou réel). On peut tout changer. La deuxième chose, encore plus importante, c’est la manière dont mon corps est passé en si peu de temps de quasi mort par cancer à pleine santé sans trace de maladie ! Cela ne me donne pas seulement le sentiment que rien n’est réel (y compris le cancer, une modification de conscience l’a fait disparaître !), mais cela me rend également très forte, j’ai maintenant une compréhension totalement différente de la vie.

Comment considérez-vous actuellement la réalité de votre expérience : l’expérience était tout à fait réelle. Avant tout, je profite du miracle de mon corps sain. Je ne me suis pas sentie ainsi depuis longtemps ! Deuxièmement, je me sens très « reliée » d’une manière que je n’ai jamais connue auparavant. Comme « guidée ». Je n’ai plus peur de rien. Je sais que je ne vais pas mourir avant d’avoir terminé tout ce que je suis venue faire ici. Même le temps venu, je n’ai pas peur de mourir. De très, très nombreuses « coïncidences » ont eu lieu dans ma vie depuis l’expérience (d’où le sentiment d’être guidée). Des choses me sont tombées dans les mains lorsque je les ai souhaitées, un appel de la bonne personne, une rencontre par hasard avec la personne nécessaire, j’ai reçu des e-mails qui répondaient aux questions auxquelles il me fallait les réponses, etc.. La vie est tout simplement devenue beaucoup plus facile, cependant, je ne suis bien que depuis quelques mois. Je me sens toujours très euphorique et, pour le moment, je ressens toujours la réalité de tout l’événement.

Votre vie a-t-elle changé spécifiquement en conséquence de cette expérience ? Oui. Je suis encore plus proche de ma famille, mais mon cercle social a changé. Nombre de mes amis se sont éloignés de moi, mais une petite poignée est plus proche de moi que jamais et je me suis fait beaucoup de nouveaux amis depuis cette expérience.

Vos croyances/pratiques religieuses ont-elles changé spécifiquement en conséquence de votre expérience ? Incertaine. A vrai dire je n’ai jamais été très portée sur la religion. Je n’ai toujours pas foi en une religion particulière, toutefois, cela a renforcé ma croyance en la spiritualité, en l’au-delà et en la puissance de notre propre moi supérieur (âme).

Après l’expérience, d’autres éléments dans votre vie, des médicaments ou des substances ont-ils reproduit une partie de l’expérience ? Oui. Je suis en mesure de retrouver cette sensation de « lien », d’être aimé, de ressentir les autres êtres autour de moi, particulièrement lorsque je suis immobile dans un environnement tranquille.

Les questions posées et les informations que vous venez de fournir décrivent-elles complètement et avec exactitude votre expérience ? Oui 

Observations supplémentaires 

Au vu du caractère remarquable de ce récit, j’ai envoyé par mail à Anita des questions supplémentaires. Ses réponses se trouvent sous les questions. 

-Jeff, NDERF

 Mes questions : 

  1. Vous écrivez remarquablement bien !!! Avez-vous vécu un certain temps dans une région anglophone du monde ?
  2. Vous aviez un lymphome de Hodgkin. A-t-il été diagnostiqué par biopsie ? Comment le diagnostic a-t-il été réalisé ?
  3. Combien de temps après le début de la chimiothérapie les ganglions que vous aviez ont-ils totalement disparu ?
  4. Le fait que les examens médicaux, déjà réalisés, allaient voir leurs résultats modifiés en fonction de votre décision, est remarquable. Si vous aviez choisi de ne pas retourner sur terre, avez-vous le sentiment que les examens médicaux auraient changé après votre décision en temps terrestre, ou bien, votre choix aurait-il affecté les examens au moment où la prise de sang a été réalisée, ce qui, en temps terrestre, si je comprends bien, se serait situé avant que vous ne décidiez de revenir sur terre. Tout commentaire supplémentaire que vous feriez à ce sujet serait grandement apprécié.
     
  1. Vous écrivez : « Cela ne me donne pas seulement le sentiment que rien n’est réel (y compris le cancer, une modification de conscience l’a fait disparaître !), mais cela me rend également très forte, j’ai maintenant une compréhension de la vie totalement différente. » En tant que médecin traitant des cancers, toute autre indication que vous pourriez fournir à ce sujet serait tout à fait bienvenue.
     
  1. Les médecins qui vous ont traité souhaiteraient-ils communiquer avec moi ? Nous nécessiterions tous votre accord préalable afin de partager des informations sur le diagnostic et le traitement médical vous concernant. Dans le cas où vos médecins souhaiteraient rédiger votre expérience pour la publier dans la littérature médicale en tant que « rapport de cas », je serais enchanté d’apporter mon aide dans toute la mesure du possible. Cela pourrait certainement accroître la connaissance des EMI dans votre pays.

Réponses d’Anita :

Merci beaucoup pour vos réactions et vos compliments sur mon Anglais ! J’ai fréquenté, ici à Hong-Kong, une école privée britannique pendant toute ma scolarité, en effet, c’était une colonie britannique jusqu’en 1997. Des écoles britanniques se sont établies spécifiquement pour les enfants des responsables britanniques, la plupart des grandes sociétés de Hong-Kong étaient également dirigées par des britanniques. Après avoir terminé ma scolarité, j’ai poursuivi d’autres études à Manchester, au Royaume Uni, mais je suis retournée à Hong-Kong après les avoir achevées. Je me suis mariée ici avec une personne provenant d’un milieu très similaire au mien, également d’origine indienne, né et éduqué à Hong-Kong, sans lien réel avec le pays d’origine de nos parents. J’ai également travaillé ici à Hong-Kong.

Avant d’aller plus loin, je souhaite juste vous dire que votre mail m’a donné la chair de poule. Lorsque j’ai vécu mon EMI, j’ai pu voir et percevoir certains aspects de mon avenir, j’ai senti que l’une des raisons pour lesquelles je devais repartir, c’était que j’étais censée toucher et inspirer la vie des gens. J’ignore comment, dans cet état j’ai su que j’étais supposée inspirer des milliers, peut-être des dizaines de milliers de personnes. Mais la manière dont je devais m’y prendre n’était pas claire – Je savais seulement que j’étais censée faire quelque chose pour inspirer les gens. J’ai même eu le sentiment que je n’avais pas besoin de faire quoi que ce soit pour que cela se produise, il me suffisait d’être moi-même et de profiter de la vie. Puis récemment j’y ai réfléchi et, maintenant que je vais bien et que je veux rendre ma vie productive, j’ai tenté d’imaginer ce que je suis censée faire afin d’inspirer les autres. Et ce matin, j’ai reçu votre mail où vous écrivez : « Au long des années, des dizaines de milliers de personnes vont lire votre expérience et, j’en suis sûr, en seront inspirées. ». Je comprends maintenant pourquoi on m’a fait sentir que je n’avais rien à faire !! Je l’ai accompli en vivant l’EMI !!! 

En ce qui concerne vos questions, je suis désolée si les réponses semblent un peu longues, mais je souhaite être aussi claire que possible : 

Il y a environ trois ans et demi, on m’a fait une biopsie avec une aiguille sur un ganglion enflé à la base du cou, à la naissance de l’épaule gauche, les résultats indiquaient que j’avais un lymphome de Hodgkin. A l’époque, un scanner l’a ensuite initialement évalué au stade 1A, toutefois d’autres examens devaient encore être pratiqués. Permettez-moi d’expliquer quelques détails (que je ne jugeais pas nécessaires dans mon premier récit car ils n’avaient rien à voir avec l’EMI elle-même) : ma meilleure amie venait juste de mourir du cancer, elle avait un sarcome dans la région de la poitrine. Le sarcome a été enlevé chirurgicalement, puis on lui a administré une chimio. Son état physique s’est détérioré très fortement après le début de la chimio, il a continué à se détériorer jusqu’à ce qu’elle meure. Sa famille a très fortement eu le sentiment que c’est la chimio qui l’a tuée, pas le cancer. Je l’ai accompagnée lors de cette expérience, je l’ai vue souffrir de la chimio, c’était affreux, puis je l’ai regardée mourir. Nous étions amies depuis l’école primaire et nous avions grandi ensemble. Lorsque par la suite j’ai eu ce  diagnostic l’année même de sa mort, j’ai subi un choc, tout comme de nombreuses personnes dans notre cercle d’amis. J’avais très peur de la chimio, j’ai donc refusé le traitement et je suis allée voir un naturopathe, spécialisé dans le traitement des cancers. Au début, les ganglions ont semblé diminuer, nous avons eu le sentiment que la thérapie fonctionnait, j’étais très heureuse de ne pas avoir à subir de chimio. Toutefois, bien qu’ils aient été réduits, ils n’ont pas disparu complètement. A cette époque, je vivais avec beaucoup d’angoisses, peur du cancer, peur de la chimio. J’ai épuré mon régime, j’ai suivi une thérapie du colon et j’ai pris toutes les pilules que le médecin m’a prescrites. Mais il y a environ 2 ans, les ganglions ont paru grossir à nouveau, le médecin a donc modifié mon traitement, il m’a également envoyé chez un phytothérapeute. A nouveau, la maladie a semblé maîtrisée pendant une courte période, mais il y a environ 1 an, j’ai commencé à produire du liquide dans la région de la poitrine, mon bras gauche a enflé également. Mon médecin a drainé la plèvre, ensuite le liquide est revenu, il encore drainé plusieurs fois. Pendant ce temps mes ganglions enflaient de plus en plus, jusqu’en janvier 2006 où ma santé s’est fortement détériorée en 2 ou 3 semaines. Ma respiration devenait de plus en plus laborieuse, j’étais sans cesse essoufflée, il me fallait utiliser une machine portable à oxygène. Je perdais du poids, je ne pouvais pas manger car je me sentais rassasiée en permanence. Mes muscles se détérioraient à tel point que je ne pouvais pas marcher, j’utilisais un fauteuil roulant. J’avais des lésions de la peau qui suintaient. Le 2 février il m’a été impossible de bouger. Je ne pouvais pas ouvrir les yeux, sortir du lit, encore moins marcher. J’ai tout simplement accepté que ce soit la fin, j’allais mourir, je me suis simplement abandonnée. A ce moment là, je ne ressentais ni douleur ni inconfort. Je n’avais aucun traitement, j’étais juste en état de relâchement total. 

Mon mari m’a emmenée d’urgence à l’hôpital, on m’a attribué une oncologue qui, après m’avoir examiné, a dit : « C’est trop tard. Je ne peux rien faire. ». Mon mari l’a implorée, elle a consenti à m’affecter quelqu’un d’autre, en effet, elle pensait qu’elle allait « perdre son temps », ou peut-être ne voulait-elle pas de ma mort dans son dossier. Elle était très remontée contre mon naturopathe, elle pensait qu’il était de sa responsabilité de m’envoyer plus tôt à l’hôpital, elle a clairement indiqué que c’était de « sa faute » si j’allais mourir. 

Les scanners ont montré que le lymphome s’était étendu à tout le corps, que les organes étaient en danger. Les pieds et les mains se sont mis à gonfler comme des ballons, le visage était tout enflé. L’oncologue a déclaré : « Ses organes ont déjà cessé de fonctionner, elle est en train de mourir d’une défaillance des organes. ». Ecoutant le plaidoyer de mon mari, elle a appelé un autre oncologue, qui a dit mon mari : « Je ne peux rien promettre, je vais voir ce que je peux faire. Toutefois, les prochaines 24 heures sont critiques. Elle est trop instable pour pratiquer ne serait-ce qu’une biopsie afin de déterminer le type de traitement à injecter. Nous allons également commencer immédiatement à pratiquer les examens pour ses fonctions organiques car tous les symptômes semblent indiquer une défaillance. ». C’est cette conversation qui eu lieu à l’extérieur de ma chambre, à une douzaine de mètres de distance, je l’ai entendue et vue, à l’évidence j’avais donc quitté mon corps à ce moment là. Quoi qu’il en soit, j’ai ensuite pris conscience de toutes les aiguilles qui me perforaient, un certain type de traitement pénétrait en moi, mais je sais pas exactement de quel mélange il s’agissait. J’ai été reliée à une machine à oxygène, une sonde gastrique, quelque chose surveillait mon cœur, mon pouls, ma pression artérielle, etc., etc.. Le lendemain matin (après avoir, au cours de la nuit, dérivé entre les deux mondes, après avoir pris la décision de revenir à la vie), j’ai commencé à me sentir plus éveillée, plus rattachée à ce monde qu’à l’autre, c’est alors que les médecins sont entrés en disant que mes organes montraient un fonctionnement normal. J’étais encore un peu embrouillée et j’ai dit quelque chose du genre : « Ah, je pensais qu’on le savait déjà. ». Mon frère venait d’arriver, après avoir passé la nuit dans l’avion. Le soir même, j’étais complètement réveillée et prête à m’asseoir. Toute ma famille a commencé à fêter cela. En 4 jours, mes progrès ont été remarquables, j’ai été transférée de l’unité de soins intensifs vers une chambre particulière normale. Il y a eu une réduction significative de mes ganglions au cours de ces 4 jours. 

Comme il semblait alors que j’allais m’en sortir, le médecin a appelé un spécialiste des blessures pour examiner mes lésions de la peau. La première fois qu’il les a observées, il a déclaré qu’une opération allait être nécessaire, en effet, la peau avait été « mangée », mais il allait attendre que je me renforce. Mes blessures ont toutefois guéri miraculeusement au cours des semaines et je n’ai jamais eu besoin d’opération (une au cou et une autre sous le bras). Environ une semaine après être sortie des Soins Intensifs, on a pratiqué une biopsie de moelle osseuse, sans rien trouver, environ 10 jours plus tard, on a réalisé une biopsie de ganglion. Quand on m’a envoyée faire la biopsie de ganglion, le radiologue n’a pas pu en trouver un suffisamment gros pour ne serait-ce que suggérer un cancer, toutefois, l’oncologue l’a incité à malgré tout marquer un ganglion sur mon corps, on y a pratiqué une biopsie et rien n’a été découvert. A chaque fois, je savais que les résultats des examens allaient être négatifs. L’oncologue a quand même voulu effectuer ces examens afin de pouvoir déterminer le type de chimio à utiliser, mais comme il n’a rien pu trouver, il a déclaré que c’était à cause de ma réaction extrêmement positive à ce qu’il utilisait à ce moment là, il voulait donc continuer à me l’administrer. J’ai répondu que si le cancer semblait avoir disparu, pourquoi devais-je continuer de subir une chimio, il a insisté cependant en disant que même si mon rétablissement était remarquable, à cause de l’état dans lequel je me trouvais à mon arrivée, il devait s’assurer de m’administrer au moins un nombre de cycles minimum. Il a déclaré qu’il avait initialement cru que j’allais nécessiter beaucoup plus de cycles, mais qu’à présent il les réduisait fortement, au minimum qu’il ait jamais administrés, c’est à dire six. J’ignore pourquoi, mais je n’ai subi aucun effet secondaire majeur de la chimio. J’étais tellement dynamisée par mon EMI, que c’était comme si rien n’allait pouvoir m’abattre, je ne craignais plus alors la chimio, je savais que j’allais bien me porter – mieux que bien. 

En réponse à la question 3, à peu près 4 jours après la chimio, les ganglions étaient visiblement réduits d’environ 80%. Toutefois, la biopsie a été pratiquée approximativement 2 semaines plus tard, on n’a pas pu trouver un ganglion qui ne ferait que suggérer un cancer. On a attendu que mon corps se renforce avant de pratiquer une biopsie, c’est pourquoi cela n’a pas été fait plus tôt. La biopsie de moelle osseuse a été réalisée plus tôt, on n’a rien pu trouver. 

Question 4 : voilà le point tellement difficile à exprimer dans notre langage tridimensionnel. Le temps semble avoir une signification totalement différente dans l’au-delà. Ce que j’ai ressenti, c’est que toutes les possibilités existent simultanément, cela dépend seulement de celle que l’on choisit. C’est un peu comme lorsqu’on se trouve dans un ascenseur, tous les étages d’un immeuble sont disponibles, mais on peut choisir à quel étage on sort. Donc si toutes les éventualités à venir sont disponibles pour ma décision, alors je suppose que tous les scénarios passés existent également. Ainsi, selon la possibilité à venir que je choisis, cela détermine également quel passé l’accompagne automatiquement (j’ai choisi la vie, cela a donc influencé le passé, sélectionnant le résultat d’examen approprié pour la fonction organique). J’espère être claire. C’est très net dans ma pensée, mais c’est difficile à mettre par écrit. Lorsqu’on ma donné le choix, j’ai en fait eu une vision de la feuille de résultats du labo, intitulée : « Diagnostic : Défaillance des organes ». Puis dans le corps du texte : « Mort due à une défaillance des organes causée par un lymphome de Hodgkin ». Lorsque j’ai effectivement vu la feuille après être revenue, la page était pratiquement identique et le titre correspondait mot pour mot : « Diagnostic : Défaillance des organes », mais le corps du texte spécifiait : « Il n’y a pas d’indication de défaillance des organes ». J’ai vraiment eu la chair de poule en voyant cette feuille, sachant ce qui aurait pu y être inscrit. 

Question 5 : Je sais maintenant qu’il existe bien autre chose que ce dont nous avons conscience, ou ce que nous sommes capables de comprendre. Tous les jours depuis l’EMI, j’acquiers de plus en plus de compréhension. Je découvre que j’ai maintenant le sentiment de « savoir » ou « comprendre » certaines choses, pour lesquelles ce n’était pas le cas auparavant. La meilleure image que je pourrais donner c’est : Imaginez un immense entrepôt obscur, vous vivez dans cette entrepôt avec une torche électrique. Tout ce que vous en connaissez, c’est ce qui est visible dans le pinceau de la petite torche. Lorsque vous désirez un objet, peut-être allez-vous le trouver, peut-être pas, mais cela ne signifie aucunement qu’il n’existe pas. Il est là, mais vous ne l’avez pas éclairé avec la torche. Vous ne pouvez voir que ce sur quoi votre lampe est braquée. Puis, un jour quelqu’un allume la lumière et, pour la première fois, vous voyez l’intégralité de l’entrepôt. Les dimensions en sont presque écrasantes, vous n’arrivez même pas à voir jusqu’au fond, vous savez qu’il y existe bien autre chose que ce que vous voyez. Par contre, vous vous rendez bien compte de la manière dont les produits sont alignés dans les rayons, vous remarquez juste le nombre d’objets différents présents dans l’entrepôt et que vous n’aviez pas aperçus, vous n’en aviez même pas imaginé l’existence, pourtant ils existent bel et bien, parallèlement à ceux dont vous saviez qu’ils existent (c’est à dire ceux que votre torche avait  pu révéler). Plus tard, même si on éteint la lumière, rien ne peut enlever la compréhension et la netteté de votre expérience. Même si vous n’avez à nouveau qu’une torche, vous savez maintenant comment rechercher les articles. Vous savez ce qui est possible, vous savez même ce qu’il faut rechercher. Vous commencez à envisager la situation différemment, c’est depuis ce nouveau tremplin que vos expériences démarrent. Ainsi, je me rends compte que dans ma vie quotidienne, je me réfère à différents aspects de mon expérience, à différents moments, je comprends également les choses d’une façon différente, en sachant des choses dont j’ignorais que je les connaissais.

J’ai vu toute personne en tant « qu’énergie », en fonction de son propre niveau d’énergie correspond le monde qu’on crée pour soi-même. Le savoir que j’ai retiré de ceci, c’est que si le cancer n’est pas dans « l’énergie » d’une personne, il n’est pas dans sa réalité. Si se sentir bien vis à vis de soi-même est dans son énergie, alors sa réalité sera positive. Si le cancer est dans son énergie, même si on l’éradique avec la médecine moderne, il va revenir rapidement. Mais si on le supprime de son énergie, le corps physique suit promptement. Aucun d’entre nous n’est aussi « réel » ou physique que nous pensons l’être. D’après ce que j’ai vu, il semble que nous soyons d’abord de l’énergie, le physique n’est que le résultat de l’expression de notre énergie. Et nous pouvons changer notre réalité physique si nous modifions notre énergie (certaines personnes ont relevé que j’utilise le terme « Vibration »). Pour moi, personnellement, on m’a fait sentir qu’afin de conserver mon énergie/vibration à un niveau élevé, je devais vivre dans le présent, profiter de chaque moment de la vie, utiliser chaque instant pour rehausser le suivant (qui à son tour rehausse mon avenir). C’est au moment où l’on rehausse son niveau d’énergie que l’on peut modifier son avenir (comme mes résultats d’examens). Cela paraît très simpliste, mais le sentiment était très profond lorsque j’en vivais la compréhension. 

Question 6 : Jusqu’à maintenant je n’ai pas parlé de mon EMI à mes médecins, en effet, ils paraissent un peu vieux jeu et j’ignore comment ils réagiraient. Toutefois, je veux bien essayer. Je les vois jeudi matin pour un examen général et je vais aborder le sujet. J’ai déjà pensé à leur en parler, mais cela ne paraissait jamais être le bon moment. Toutefois, pendant tout mon séjour à l’hôpital, ils ont indiqué à quel point mon rétablissement était remarquable. Je vous tiendrai informé de la façon dont se passent les choses avec eux, s’ils sont d’accord, cela ne me pose pas de problème que vous communiquiez avec eux. 

J’espère avoir été en mesure de répondre à vos questions. Je suis très enthousiasmée par le fait d’être publiée sur votre site, particulièrement à la pensée d’apparaître dans les expériences exceptionnelles. Il y a environ 10 jours, alors qu’il commençait à se documenter sur les EMI après mon expérience, mon frère m’a envoyé le lien vers votre site, j’ai immédiatement commencé à remplir le questionnaire.

 

ENTRETIEN NDERF 

Avec 

Anita M. 

© Anita M. 2006 

http://www.nderf.com/phpBB2/index.php 

 

Anita M. est née à Singapour puis elle a vécu au Sri Lanka jusqu’à l’âge de deux ans. Elle fait partie de l’ethnie Sindhi en Inde, sa famille a ensuite déménagé à Hong-Kong où elle a grandi, elle parle couramment Sindhi, Cantonnais et Anglais, elle connaît également une multitude de dialectes. Bien qu’hindouiste par la naissance, elle a d’abord fréquenté des écoles catholiques, puis des écoles privées britanniques à Hong-Kong, elle a ensuite étudié en Angleterre, avant de retourner à Hong-Kong afin de travailler en tant que cadre supérieur pour une société française de mode, avec laquelle elle a voyagé partout dans le monde, utilisant son éducation multi-culturelle, multilingue dans différentes affaires et milieux sociaux. En décembre 1995, elle a épousé Danny son âme sœur, qui l’aime inconditionnellement (et qui persiste, bien qu’elle soit maintenant devenue une accro des EMI). 

En avril 2002 on lui a diagnostiqué un lymphome de Hodgkin et après quasiment 4 années de lutte contre la maladie, elle a été admise en février 2006 dans le service de soins intensifs de son hôpital local, on lui a donné moins de 36 heures à vivre. Son EMI remarquable et son rétablissement semble-t-il miraculeux après un cancer, a créé un intérêt énorme et des réactions à l’échelle internationale. 

NDERF : Bonjour Anita. C’est une joie de vous parler à nouveau. Seuls quelques mois se sont écoulés depuis votre EMI et votre rétablissement, je me demandais donc comment vous-vous sentez ces jours-ci ? L’intérêt des médias et du public pour votre expérience a-t-il affecté votre capacité à vous déplacer à votre guise ? 

Physiquement, je me sens vraiment très bien, merci pour votre question. Je ne me rappelle pas avoir jamais eu autant d’énergie à ma disposition auparavant. En ce qui concerne l’intérêt des médias et du public, cela a été très amusant. Ce n’est pas que les gens me reconnaissent au premier coup d’œil, vous voyez, c’est plutôt que de nombreuses personnes ont entendu parler de mon histoire, mais la plupart ne savent pas à quoi je ressemble, en effet, elles ont généralement lu des articles à mon sujet sur Internet, ou entendu parler de moi à la radio (je suis devenue une habituée de la radio chinoise !!).

Ce n’est que lorsque je me présente, que les gens disent « Ahhhh, vous êtes donc cette Anita qui est morte !! ».

Un autre aspect amusant c’est que je reçois de nombreuses invitations pour participer à des réunions mondaines ou spirituelles. Ce qui me plaît le plus c’est que les gens n’arrêtent pas de m’étreindre. Quand ils me rencontrent, ils disent : « J’ai vraiment été ému par votre expérience. Puis-je vous serrer dans mes bras ? ». Evidemment, je réponds : « Bien sûr ! ». Cela me plaît vraiment !! 

NDERF : Oui, je vois que vous devenez experte pour dispenser des cyberétreintes sur le forum. Maintenant vous pouvez serrer dans vos bras mondialement! Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans la réadaptation à la réalité tridimensionnelle depuis le retour de votre EMI ? 

C’est une bonne question. Le plus difficile est de ne plus pouvoir considérer cet univers à la manière de tout le monde. Je ne vois pas les choses comme la plupart des gens, je ne peux pas non plus traiter l’information comme je le faisais auparavant. Cela m’est impossible. C’est comme si j’avais vu au delà de ce monde physique, je ne peux pas revenir à mon mode de pensée antérieur. Quelquefois je me sens incomprise. L’une de mes craintes est de me retrouver seule si personne ne me comprend. 

NDERF : Oui, j’imagine qu’un sentiment de solitude peut découler d’une expérience difficile à exprimer par le langage. Pouvez vous détailler la manière dont ce mode de pensée influence votre réalité physique ? 

Lorsque je me trouvais dans l’état d’EMI, c’était comme si je m’étais éveillée à une réalité différente. J’avais la sensation de m’être réveillée de « l’illusion » de la vie. De ce point de vue, c’était comme si ma vie physique n’était que l’apogée de mes pensées et croyances jusqu’à ce moment là. Il semblait que le monde entier n’était que le point culminant des pensées et croyances collectives. C’est à dire le sommet des pensées et croyances de chacun d’entre nous. C’était comme si rien n’était vraiment réel, mais que nous l’avions rendu réel par nos croyances. J’ai compris que même mon cancer n’était pas réel, il faisait également partie de l’illusion. Donc, si je retournais à mon corps, je n’allais plus avoir le cancer.

Par ailleurs, il y a cet incroyable compréhension de la manière dont nous sommes tous interconnectés. Comment ce que je ressentais en moi-même affectait tout mon univers. J’avais la sensation de faire un avec tout. Je ressentais un lien avec tout ce qui vit. Je sentais que l’univers entier est en moi. En ce qui me concerne, si je suis heureuse, l’univers est heureux. Si je m’aime moi-même, tout le monde m’aimera. Si je suis en paix, l’univers entier est en paix, etc..

De même, la sensation de temps et d’espace est très différente dans cette dimension. Elle ne semble pas linéaire, comme ici. C’était comme si tout se passait simultanément. J’ai vu ce qui pourrait être interprété comme des vies antérieures, j’ai vu ce qui se produisait alors (mon frère dans l’avion, les conversation entre les membres de ma famille et les médecins), j’ai également vu se dérouler l’avenir de cette vie-ci. Cependant, tout semblait arriver en même temps, je vivais tout simultanément. J’ai l’impression que ce n’est qu’après mon retour que mon cerveau a dû le traiter comme se produisant en temps linéaire, mais dans cette dimension là, cela ne paraissait pas du tout être le cas. De même, la distance et les murs massifs ne m’empêchaient pas de voir et d’entendre tout ce qui me touchait à l’époque.

Donc, maintenant, que je suis de retour dans la vie en 3D, c’est comme si même les murs massifs, la distance et le temps sont des contraintes qui peuvent être surmontées, simplement par une modification « d’état ». 

NDERF : Extraordinaire ! J’imagine qu’une expérience telle que celle-ci peut mettre la pagaille dans les pensées !! Pouvez-vous donc m’en dire plus sur la manière dont l’EMI a affecté la façon dont vous pensez et traitez les informations maintenant ? 

Eh bien, tout d’abord, ma vision du monde a complètement volé en éclats. Au cours des derniers mois, les médecins m’ont dit et redit que ce qui m’est arrivé est totalement inexplicable. Médicalement, cela ne devrait pas être possible. Ils n’arrivent pas à comprendre comment, en quelques jours seulement, ont disparu ces milliards de cellules cancéreuses. Médicalement, quelle que soit la manière dont ils envisagent la situation, j’aurais dû mourir. Mes organes avaient cessé de fonctionner. Soit le cancer aurait dû me tuer, soit les traitements auraient dû me tuer, ou bien, la tentative d’élimination de milliards de cellules cancéreuses aurait dû me tuer, en submergeant mes organes qui avaient déjà cessé de fonctionner. 

En considérant ce qui m’est arrivé physiquement, je ne peux plus envisager sous le même jour  une quelconque incapacité physique! Où pourrais-je tracer la frontière dans mon esprit entre ce qui est « réparable » ou « curable » et ce qui ne l’est pas ? A partir de quelle échelle ou logique pourrais-je tirer ces conclusions ? Certainement pas de ce qui est médicalement » possible ! Je ne peux plus appliquer cela à ma vie. Le mot « impossible » n’a plus de sens pour moi, les limites du possible ou de ce qui ne l’est pas sont très floues en ce qui me concerne. 

Dans notre réalité, j’envisage tout tellement différemment, y compris des choses comme la maladie et le vieillissement. Je remets en cause tout ce qui est considéré comme « naturel » ou « normal ». Pour moi maintenant, tout semble relever des concepts humains, c’est à dire seulement un autre produit de la croyance personnelle et collective. 

Ayant vécu cette expérience, j’ai l’impression que rien n’est réel, mais que chaque possibilité existe.

Je vis maintenant ma vie en sachant que je peux créer ma propre réalité sur la base de ces vérités nouvelles que j’ai apprises. 

NDERF : C’est une façon de vivre vraiment puissante. Je voudrais entrer dans le détail de vos déclarations au sujet de votre propre réalité, mais avant que je ne le fasse, pendant que nous sommes sur le sujet du corps physique, il semble que vous n’envisagiez plus la problématique de la maladie de la même manière, en fait on dirait presque que vous vous sentez « invincible ». Pouvez-vous développer ce sujet ? 

Bien ! Avant mon expérience, l’une de mes plus grandes craintes dans la vie c’était le cancer, une autre peur concernait la chimio (j’ai vu 2 personnes mourir sous chimio), je subissais également une myriade d’autres angoisses. C’était quasiment comme si ma vie était « encagée » dans mes craintes. Mon expérience de la vie se réduisait de plus en plus.

Maintenant, passons à mon EMI. Cet état a provoqué en moi un immense changement de conscience. C’était comme si j’avais pénétré dans une réalité au delà de ma « pensée », que vivre dans l’intellect signifiait vivre dans « l’illusion ». Les mots ne sont pas adaptés pour décrire cet état, mais j’avais le sentiment que nous construisons ce monde avec notre pensée, l’illusion c’est cela. C’était comme si j’étais allée au delà. Il y avait une sensation d’interconnexion avec l’univers entier, de ne faire qu’un avec le monde entier, avec chaque chose. J’ai également été inondée par une énergie englobant tout, inconditionnellement aimante. C’était une énergie d’amour inconditionnel, une énergie qui ne fait pas de discrimination, qui ne juge pas. Cette énergie universelle est là pour nous, peu importe qui ou ce que nous sommes. Je me sentais incroyablement puissante et magnifique. C’est dans cet état très éveillé que j’ai pris la décision de revenir à la vie. C’était un choix puissant de revenir  et de faire à nouveau l’expérience de la VIE dans ce corps. Voyez-vous, dès que le choix de vivre ou de mourir m’a été offert, j’ai SU qu’une fois ma décision prise, RIEN à part moi-même n’allait pouvoir me tuer, RIEN ! Le simple fait de m’offrir ce choix, de prendre ma décision, l’a rendu réel. Dès que mon choix a été fait, chacune des cellules de mon corps à réagi à cette décision, j’ai guéri presque immédiatement. 

Les médecins ont continué à pratiquer des examens, mais ils n’ont rien pu trouver. J’ai compris que tout ce qui a été entrepris ensuite, tous les examens, les biopsies, les traitements, etc., etc., était réalisé pour satisfaire mon entourage entier et, bien qu’une grande partie ait été très, très douloureuse, j’ai SU que j’allais bien me porter. Mon moi supérieur/âme/esprit/connexion à tout ce qui est, quel que soit le nom qu’on lui donne, cette partie de moi avait décidé de continuer à vivre au travers de ce corps-ci, rien dans ce monde physique tridimensionnel n’aurait pu affecter cette décision. C’est comme si toute décision prise dans la réalité authentique surpasse tout dans « l’illusion » d’ici, construite par la pensée, le monde tridimensionnel. 

Voilà le sentiment d’invincibilité. Le sentiment que rien, à part moi-même, ne peut m’atteindre. 

NDERF : Pensez-vous que ce sentiment puisse être atteint par d’autres, ou bien croyez-vous que cela ne peut se réaliser que par une EMI ou par quelques élus ? 

Je crois fortement que cela peut être réalisé par d’autres. Je ne me considère absolument pas comme particulière, ou élue, ou quoi que ce soit de ce genre. Pour que quelque chose de ce genre se produise, peut-être faut-il seulement dans sa vie physique être dans la bonne « situation » psychologique. 

Ce qui m’est arrivé peut sans doute être assimilé à un événement simplement dû au hasard. Mais gardez à l’esprit que j’avais le cancer depuis presque 4 ans. Durant ces quatre années, j’ai drastiquement changé. Vivre avec un cancer en phase terminale à un âge relativement jeune, voir sa propre déchéance, change une personne ainsi  que sa vision de la vie. Ce n’est pas possible. Je crois que ces années m’ont préparée au type précis d’expérience de la mort que j’ai vécu. Si cela s’était produit plus tôt , j’ignore si j’aurais été suffisamment mûre émotionnellement pour intégrer un tel changement, disons, sans tout la « purification » émotionnelle et psychologique qui a eu lieu en moi en vivant avec le cancer pendant quasiment 4 années. J’ai le sentiment d’avoir atteint un stade de ma vie qui a « permis » à ce changement d’avoir lieu. J’étais déjà à un moment de ma vie où je n’étais pas particulièrement attachée à une façon de pensée spécifique, j’avais aussi atteint un stade où j’avais abandonné le souhait d’une issue particulière. A mon avis, arriver à ce point était important pour moi. 

L’EMI ma donné la dernière « impulsion » dont j’avais besoin pour voir au delà de cette réalité. Une fois que j’ai vu que le corps n’est pas réellement moi, que mon cancer n’était pas réel non plus, j’ai ensuite pu voir à quel point je suis aimée, j’ai reconnu ma propre magnificence, quand ma décision de vivre a été prise, le corps physique n’a fait que refléter cet état « nouveau ».

J’ai fait le choix de revenir lorsque j’ai réalisé que le « paradis » n’est pas un endroit mais un état.

Je suis certaine qu’il existe des gens qui sont exactement au bon stade intérieur pour qu’ait lieu un tel changement. Ils n’ont pas besoin de vivre une EMI pour que cela se produise. Peut-être ont-ils seulement besoin d’être informés de ce qui est possible. Peut-être que le simple fait qu’une chose de ce genre me soit arrivé, peut me transformer en catalyseur afin que ce savoir soit amené dans leur réalité. 

Je pense que lorsqu’une personne accepte de développer sa pensée afin d’admettre de tels faits dans sa propre réalité, alors peut-être cela peut-il même déclencher un travail intérieur qui permettra à un tel changement de se produire en elle. Je ne pense pas que tout le monde doive passer par quelque chose d’aussi extrême qu’une EMI pour voir de tels miracles se produire. Peut-être suffit-il d’une volonté d’abandonner des croyances qui pourraient l’empêcher. 

Dans cet état, où la vie paraissait une « illusion » créée par les pensées et croyances collectives, il semblait que notre fort attachement à certaines croyances soit ce qui tient l’illusion en place. Peut-être que la volonté d’examiner et d’abandonner les croyances qui peuvent nous retenir pourrait nous aider à progresser plus rapidement, en tant que conscience collective (un meilleur terme serait peut-être « inconscience collective », parce que nous, les humains, le faisons sans en être conscients). 

NDERF : Cela me ramène à une question que j’ai différée. Comment créons-nous notre réalité ?

Depuis l’autre dimension, on a vraiment l’impression que rien n’est réel, seules nos croyances à leur sujet rendent les choses telles qu’elles sont. Maintenant, sachant cela, j’examine ce que je crois et je ne conserve que ce qui sert à développer ma vie, j’abandonne tout ce qui semble être restrictif, ou qui ne me fait pas me sentir positive d’une manière quelconque. 

Je pense qu’une fois que l’on commence à croire que quelque chose est possible, on se met à en prendre conscience, cela commence ensuite à devenir vrai pour soi. Plus on y croit, plus cela devient vrai pour soi. C’est pourquoi il est tellement, tellement important de croire à des choses positives, plutôt que négatives. Quel que soit ce en quoi l’on croit, on  découvre qu’on a raison. L’univers offre exactement ce en quoi l’on croit. Si vous pensez que la vie est magnifique, vous avez raison. Si vous pensez que la vie est dure, cela va s’avérer également.

Mon intention personnelle est de faire prendre conscience aux gens de ce que notre corps humain es